La Bibliothèque Russe et Slave
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La Bibliothèque russe et slave, née en 2010 à l’occasion de l’année France-Russie, s’est donné pour mission de faire connaître du public francophone la richesse de la littérature russe classique et de l’ensemble des littératures slaves, en mettant à sa disposition des traductions du domaine public. En effet, si les plus grands auteurs de la littérature russe sont désormais familiers, celle-ci recèle des trésors inépuisables et ignorés ; presque muette jusqu’au XVIIIe siècle, la Russie a connu au XIXe siècle un formidable essor littéraire et artistique, dont toute l’étendue n’a pas été pleinement mesurée. Les autres littératures slaves, quant à elles, demeurent tout à fait méconnues, jusqu’à leurs plus grands auteurs. Les nombreuses traductions françaises réalisées au XIXe et au début du XXe siècle, dorénavant libres de droits, permettent de prendre la mesure de cette richesse et d’approcher des auteurs et des œuvres qui, parfois, n’ont jamais été retraduits depuis.

 

La Bibliothèque russe et slave ne publie que des textes qu’elle a elle-même relus et corrigés, qu’ils soient inédits ou dans des traductions différentes de celles déjà présentes sur Internet. Elle fait particulièrement attention à ce que les traductions qu’elle présente respectent l’intégrité de l’œuvre originale, mais elle ne s’autorise pas pour autant à modifier quoi que ce soit au texte tel qu’il a été donné à l’époque. Elle proscrit donc les traductions non intégrales, sauf exceptions signalées en raison d’une importance particulière. En ce sens, la Bibliothèque poursuit également un but historique, en restituant les principales étapes de la découverte des littératures slaves en France.

 

Les textes que la Bibliothèque met à la disposition de tous appartenant au domaine public, elle ne saurait revendiquer sur eux aucun droit. Elle considère, au contraire, qu’il s’agit de son devoir. Pourtant, ils sont le fruit d’un important travail, coûteux surtout en temps, pour la recherche constante de textes, souvent longue et obstinée dans les recoins des bibliothèques virtuelles ou physiques, leur numérisation et leur relecture intégrale, et dans une certaine mesure en argent, pour l’achat de livres anciens. La réutilisation des textes de la Bibliothèque est donc autorisée, et même appréciée, à la seule condition que, par respect envers ce travail, soit conservée clairement la mention de leur source, c’est-à-dire qu’il soit toujours indiqué « Texte provenant de la Bibliothèque russe et slave ».

 

 

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La Bibliothèque se place sous l’égide de ce poème de Tola Dorian (nom de plume de la princesse Kapitolina Mestcherskaïa, épouse Dorian), La Russie – La France, ouvrant ses Poèmes lyriques (1888) :

 

 

LA RUSSIE

 

« J’apporte à ton amour le chant tendre et rêveur

        De cette Muse slave

Qui de neige vêtue, et du feu plein le cœur,

Est comme un lac d’argent où ruisselle la lave.

 

Je viens pour allumer ma lampe, faible encor,

         À la torche superbe

Qui dès l’aube des temps luit sur le livre d’or

Où de l’humanité s’est illustré le Verbe !

 

Je verserai ma sève et tout mon jeune sang

        Dans tes veines lassées,

Mais que n’a su tarir le combat incessant

Que tu livras, Guerrière, aux erreurs hérissées !

 

Fais jaillir hors des deuils, au cri de mes coursiers,

        L’éclair de ton épée,

Et dans le pur torrent des polaires glaciers

Plonge de ton beau corps la vigueur retrempée !

 

Car mon bras patient est prêt à te venger,

        Mère, dans ta souffrance ;

Mon cœur fort pour ton cœur n’est pas un étranger :

De ton lait, de tes pleurs, je suis nourrie, ô France ! »

 

 

LA FRANCE

 

« Je guiderai tes pas, dans les temps qui viendront,

        Vers ce haut sanctuaire,

Où la Clarté rayonne et siège sur le front

De mes fils que brûla tout Idéal austère !

 

Et je t’éclairerai du drapeau glorieux

        Qui protège l’Idée,

Comme une aigle essorante ouvrant son aile aux cieux

Y porte ses aiglons, toute d’aube inondée ! »

 

 

 

 
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